Argent et impôts

Calculer un tarif horaire freelance

Calculez le tarif horaire nécessaire pour couvrir votre revenu souhaité et vos frais.

Indicatif et hors TVA. Tenez compte vous-même des cotisations sociales, des impôts et du temps non facturable (administration, prospection, vacances).

Pourquoi votre tarif horaire n'est pas un salaire brut

L'erreur classique au démarrage comme indépendant consiste à diviser son ancien salaire brut par le nombre d'heures de travail. Le tarif obtenu garantit une perte. Votre employeur payait en effet aussi vos cotisations sociales, vos vacances, vos jours de maladie, vos assurances et votre matériel — comme indépendant, tout cela sort du même tarif.

De plus, toute heure travaillée n'est pas une heure facturable. Rédiger des offres, tenir sa comptabilité, prospecter, se former : autant de temps que personne ne paie. Qui l'ignore se positionne structurellement trop bas sur le marché.

Comment déterminer votre tarif horaire ?

Additionnez le revenu que vous visez et vos frais annuels, puis divisez par le nombre d'heures que vous pouvez réellement facturer (jours × heures). Ne comptez pas tous les jours ouvrables : une grande partie de votre temps part en administration, prospection et congés. Une marge absorbe les mois creux et les imprévus.

N'oubliez pas les cotisations sociales dans vos frais. Un indépendant à titre principal verse environ 20,5% de son revenu net imposable, avec pendant les trois premières années un calcul forfaitaire provisoire régularisé ensuite. Cette régularisation est redoutée : qui n'a pas épargné reçoit en quatrième année une note douloureuse.

Ce qui doit encore figurer dans vos frais

Outre les cotisations sociales : votre comptable, vos assurances (RC exploitation, RC professionnelle, éventuellement revenu garanti), votre matériel et vos logiciels, téléphone et internet, déplacements, formations, frais bancaires et pension libre complémentaire. Ajoutez-y une réserve pour les périodes sans mission et pour la maladie — comme indépendant, l'indemnité n'arrive qu'après un délai de carence et reste modeste.

Une règle empirique répandue sur le marché belge du freelance veut que votre tarif journalier corresponde grosso modo au salaire mensuel brut visé divisé par dix. Vous visez l'équivalent de 4.000 euros bruts par mois ? Comptez environ 400 euros par jour. Utilisez cela comme contrôle de cohérence sur le résultat de cet outil.

À quoi faire attention ?

  • Comptez 130 à 170 jours facturables par an, pas 220. Le reste part en administration, prospection, congés et maladie.
  • Intégrez vos cotisations sociales (environ 20,5% à titre principal) dans vos frais, et mettez-les de côté chaque trimestre sur un compte distinct.
  • Les trois premières années, vous payez des cotisations provisoires régularisées ensuite. Épargnez pour cette régularisation : elle arrive toujours.
  • Prévoyez une marge d'au moins 10% : factures impayées, maladie et mois creux font partie du métier.
  • Augmenter son tarif chez des clients existants est plus difficile que de démarrer au bon niveau. Ne bradez pas pour entrer.

Questions fréquentes

Combien de jours puis-je facturer par an ?

Sur environ 220 jours ouvrables, seuls 60 à 75% sont souvent facturables. Comptez de façon réaliste 130 à 170 jours, selon votre métier et votre charge administrative.

Combien de cotisations sociales paie un indépendant ?

À titre principal, environ 20,5% du revenu net imposable, avec un minimum légal. Les trois premières années, vous payez une cotisation forfaitaire provisoire régularisée par la suite sur base de votre revenu réel.

Un tarif journalier vaut-il mieux qu'un tarif horaire ?

Pour des missions longues, le tarif journalier simplifie : moins de discussions sur les quarts d'heure et un engagement plus clair. Pour des interventions courtes, l'horaire est plus logique. Beaucoup de freelances pratiquent les deux, le journalier étant légèrement plus avantageux que huit fois l'horaire.

Dois-je facturer la TVA sur mon tarif ?

En règle générale oui, le plus souvent à 21%. Si vous restez sous le seuil de chiffre d'affaires de 25.000 € par an, vous pouvez opter pour le régime de franchise des petites entreprises — mais vous ne pourrez alors pas déduire la TVA sur vos achats.

À propos de cet outil

Estimation indicative Cet outil donne une bonne direction, mais le résultat est indicatif : les taux, règles ou exceptions personnelles peuvent influencer votre montant exact.

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